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INFOS HANNUT

Privés de sport, ces élèves hannutois dévoilent leur ressenti

Sascha et Mathys ont accepté d’en dire plus sur leur ressenti en période de crise sanitaire

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Mathys et Sascha, 16 ans, sont à l’Athénée de Hannut. Ils ont décidé de témoigner de leur ressenti, eux qui n’auront plus le droit de jouer au football en matchs officiels cette saison. Entre déception et positivisme.

Depuis quelques semaines déjà, les pression s’accentuent pour faire baisser la pression sur les jeunes. Dès 13 ans, ces derniers n’ont actuellement plus accès aux sports collectifs, même en extérieur, et sont en réalité contraints de rester chez eux en dehors des heures de cours.

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Pour beaucoup, ces privations sont dangereuses et nuisent à la santé mentale et physique de la génération actuelle. Mais qu’en pensent les principaux intéressés ? Lew Jadot et Clément Houbeau, eux aussi élèves et animateurs de Génération Z, ont préféré laisser parler Mathys et Sascha.

Les deux adolescents de 16 ans sont élèves à l’Athénée Royal de Hannut et font tous les deux du football à côté. Sport qu’ils ne pratiqueront plus cette saison, la faute à la décision de l’Union belge, qui a instauré une saison blanche en raison de la crise sanitaire.

“L’esprit de groupe, ça manque beaucoup”

Première question intéressante: que représente le sport pour eux ? “Le sport, c’est un loisir. Je m’amuse”, répond d’abord Sascha. “C’est un moyen de me vider la tête, tout ce qui ne va pas dans ma vie, le sport me permet de me sentir bien, de me libérer. En ce moment, sans sport, ce n’est pas facile”, embraye-t-il ensuite.

“Ce sont les moments où l’on peut tout oublier, se libérer pour un moment et évacuer le stress de la semaine. Ce n’est pas super comme situation mais on fait avec”, précise de son côté Mathys. Mais vous allez le comprendre, les deux ados ne sont pas en manque uniquement de sport.

“L’esprit de groupe, ça manque beaucoup. Les petites soirées dans le vestiaire après l’entraînement ou le match, ça manque beaucoup, on a les potes avec soi, on peut rire“, précise à ce sujet Sascha. “C’est un peu désespérant, parce que c’est notre moyen de nous échapper de la réalité, on est dans notre monde quand on joue au foot. Savoir que ce ne sera plus le cas cette saison, c’est pas facile, mais on doit faire comme ça”, poursuit-il ensuite, ce que valide Mathys dans la foulée.

“On ne peut pas dire que l’on est la génération sacrifiée”

Sascha, 16 ans.

Les deux élèves hannutois ne cachent pas non plus leur déception de ne plus pouvoir jouer de matchs avant, au mieux, l’été prochain. “Je me doutais bien que ça n’allait pas reprendre de sitôt, mais ça va être compliqué de tenir jusque-là”, confirme Mathys, qui ne cache pas qu’il vit des hauts et des bas depuis quelques temps. “Parfois, je suis totalement démotivé, je me dis que si ça reste comme ça, ça ne changera rien. D’autres jours, j’ai envie de m’entraîner, de me surpasser. On essaye de se motiver comme on peut, mais ce n’est pas tous les jours faciles. On a pas toujours la motivation pour le faire. On essaye et on verra ce que cela donnera en juillet”, témoigne-t-il.

Un refus de se plaindre

S’ils admettent vivre des moments difficiles, Mathys et Sascha ont tous les deux envie de relativiser quelque peu les choses. Pour eux, le covid-19 a de multiples impacts et la situation ne les concerne pas qu’eux. “Elle est compliquée pour tout le monde, on en subit aussi les conséquences. Mais on essaye de faire avec, il y a des restrictions qui sont en place pour le bien de la population, donc on fait avec”, raconte par exemple Mathys.

Mathys (gauche), Clément (haut) et Sascha (droite)

Sascha, par exemple, refuse de se considérer comme membre d’une génération sacrifiée, comme certains l’affirment dans les médias. “Tout le monde est touché par la crise. Il n’y a pas de soirées, pas de sorties le vendredi soir, pas de sport pour se défouler, on a rien. On doit rentrer à la maison après l’école et ça s’arrête là. C’est pas facile mais je pense qu’on ne peut pas dire qu’on est la génération sacrifiée ou qu’on est plus impacté que les autres”, affirme-t-il.

Il préfère donc faire preuve d’empathie plutôt que de sombrer dans l’alarmisme. “Par exemple, mes grands parents ne peuvent pas nous voir, cela ne doit pas être facile pour eux non plus. Tout le monde est touché, ce n’est pas facile, on doit tous mordre sur notre chique pour l’instant”, explique Sascha.

Pour eux, le principal est de garder le moral. “Il faut tenir le coup, continuer comme on le fait et on s’en sortira tous ensemble”, conclut Mathys. “Il faut rester optimiste. Quand tout sera fini, on sera encore plus content parce qu’on aura eu un manque pendant une année ou deux. Quand on va retrouver tout ça, ce sera du pur plaisir”, précise de son côté Sascha.

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