Marc Godbille, un fan d’histoire locale, vient tout juste de sortir une version démo d’un jeu vidéo qui nous replonge dans la vie hutoise du 18ème siècle.
Redonner vie à la région hutoise telle qu’elle existait à la fin du XVIIIᵉ siècle, voilà le pari audacieux relevé par Marc Godbille. Ce Wanzois de 48 ans s’est lancé dans la création d’un jeu vidéo narratif original, qu’il a développé seul, en combinant sa passion de toujours pour l’informatique et son intérêt pour l’histoire locale.
Formé au métier d’informaticien, Marc a longtemps exercé à Bruxelles. Un changement professionnel imprévu a toutefois marqué un tournant décisif. Plutôt que de repartir sur un nouveau poste classique, il a choisi de consacrer son temps et son énergie à un projet personnel qui l’accompagnait depuis des années : concevoir un jeu vidéo de A à Z.
Le résultat prend la forme d’une enquête interactive se déroulant en 1799, dans une région minutieusement reconstituée. Le joueur évolue dans des lieux familiers de la Hesbaye et de la vallée mosane — Huy, Moha, Bas-Oha, Hannut ou Couthuin — tels qu’ils pouvaient apparaître avant les grands bouleversements politiques de l’époque. Chaque déplacement, chaque décor, participe à l’immersion dans un monde disparu.
Ici, pas de scènes frénétiques ni de combats spectaculaires. L’expérience se veut posée, presque méditative. L’objectif est de comprendre, observer et résoudre une affaire criminelle en s’appuyant sur des indices disséminés dans l’environnement. Pour renforcer cette immersion, Marc a accordé une attention extrême aux décors, qu’il a façonnés manuellement, image par image, en s’inspirant directement du terrain et de documents historiques.
Un roman en trame de fond
L’histoire qui sert de fil conducteur au jeu trouve son origine dans un roman écrit par son épouse, Catherine. Ensemble, ils ont retravaillé le récit pour l’adapter au langage du jeu vidéo, transformant une intrigue littéraire en expérience interactive. Une manière originale de faire dialoguer deux univers créatifs.
Baptisé « Les enquêtes de Grégoire Lefèbvre : Le Serment de Haine », le jeu mise autant sur l’ambiance que sur la précision historique. Certains lieux emblématiques, comme des bâtiments administratifs ou religieux de l’époque, jouent un rôle clé dans la progression de l’enquête et ont été reproduits avec un souci du détail rarement rencontré dans des productions indépendantes.
La commune va injecter près de 2 millions d’euros dans ce nouvel espace de loisirs, qui a fait l’objet de nombreuses consultations citoyennes. Un nouveau projet impressionnant.